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Vers une standardisation des conditions lumineuses en chambre climatique et un échantillonnage adapté pour une meilleure compréhension des déterminants environnementaux impliqués dans le débourrement chez une espèce ligneuse
Publié : 1 septembre 2020
Résumé
La rapidité du changement climatique (CC) en cours, l’incertitude des modèles climatiques et la diversité des réponses des espèces au CC motivent la communauté scientifique à accroître le volume des observations et à acquérir des données de qualité. Parmi celles-ci, la phénologie du débourrement chez les espèces ligneuses requiert une attention particulière. En effet, ce facteur majeur de l’adaptation n’a pas encore dévoilé tous ses secrets et notamment pour les espèces photosensibles, le hêtre en l’occurrence, potentiellement soumises dans un avenir très proche à un manque d’exposition aux températures froides pour lever la dormance.
C’est pourquoi, la communauté, notamment à travers le SOERE TEMPO, se mobilise, afin de standardiser les matériels et méthodes utilisés pour étudier les déterminants environnementaux impliqués dans cette phase de développement, qu’est le débourrement. Parmi les dispositifs utilisés, les chambres climatiques qui permettent un contrôle fin des conditions de lumière, température et humidité afin de tester des hypothèses jouent un rôle très important. La maîtrise de la programmation et de la caractérisation de l’environnement de ces chambres est capitale. Nous proposons dans cet article d’explorer comment la photopériode doit être appréhendée dans les expériences sur le débourrement des plantes ligneuses mobilisant de telles chambres. Nous avons pu montrer, (i) qu’il est primordial d’opérer avec une intensité lumineuse et une photopériode minimales pour obtenir un taux de débourrement et une durée moyenne de débourrement nécessaires à l’appréciation de la levée de dormance, et (ii) que la technologie LED est une très bonne alternative pour étudier ces processus et mettre en cohérence les études et les actions de minimisation de l’impact du CC en cours, du fait des économies d’énergie importantes qu’elle permet de faire. Et ce d’autant plus, que cette technologie innovante pourrait nous permettre d’aller plus loin et plus rapidement vers un front de sciences, survolé ici, l’implication d’autres longueurs d’onde que celles autour du rouge clair dans la réponse des plantes à la lumière pour le débourrement chez les plantes ligneuses. En ce sens, l’échantillonnage pratiqué nous a permis de montrer (iii) que la différence de seuil ou de sensibilité aux températures dans le temps pourrait expliquer le caractère précoce ou tardif des génotypes observés à l’échelle d’une population et (iv) que la différence de conditions lumineuses au moment de la formation du bourgeon au-dessus et en dessous de la canopée n’induit pas de réponse différente aux conditions environnementales en phase de sortie de dormance.
C’est pourquoi, la communauté, notamment à travers le SOERE TEMPO, se mobilise, afin de standardiser les matériels et méthodes utilisés pour étudier les déterminants environnementaux impliqués dans cette phase de développement, qu’est le débourrement. Parmi les dispositifs utilisés, les chambres climatiques qui permettent un contrôle fin des conditions de lumière, température et humidité afin de tester des hypothèses jouent un rôle très important. La maîtrise de la programmation et de la caractérisation de l’environnement de ces chambres est capitale. Nous proposons dans cet article d’explorer comment la photopériode doit être appréhendée dans les expériences sur le débourrement des plantes ligneuses mobilisant de telles chambres. Nous avons pu montrer, (i) qu’il est primordial d’opérer avec une intensité lumineuse et une photopériode minimales pour obtenir un taux de débourrement et une durée moyenne de débourrement nécessaires à l’appréciation de la levée de dormance, et (ii) que la technologie LED est une très bonne alternative pour étudier ces processus et mettre en cohérence les études et les actions de minimisation de l’impact du CC en cours, du fait des économies d’énergie importantes qu’elle permet de faire. Et ce d’autant plus, que cette technologie innovante pourrait nous permettre d’aller plus loin et plus rapidement vers un front de sciences, survolé ici, l’implication d’autres longueurs d’onde que celles autour du rouge clair dans la réponse des plantes à la lumière pour le débourrement chez les plantes ligneuses. En ce sens, l’échantillonnage pratiqué nous a permis de montrer (iii) que la différence de seuil ou de sensibilité aux températures dans le temps pourrait expliquer le caractère précoce ou tardif des génotypes observés à l’échelle d’une population et (iv) que la différence de conditions lumineuses au moment de la formation du bourgeon au-dessus et en dessous de la canopée n’induit pas de réponse différente aux conditions environnementales en phase de sortie de dormance.
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